Formation Pause-relaxation au printemps

Vous désirez créer une bulle de détente en classe ou en extra-scolaire ?

La « pause-relaxation » est une réponse à vos attentes.

Des mouvements, des exercices de respiration consciente, des comptines, des enchaînements de massage à faire seul ou à deux, des visualisations et bien d’autres techniques qui permettent aux enfants de mieux gérer leurs émotions et comportements, et ainsi (re-)trouver une bonne vitalité.

En deux journées de formation, je vous propose de vous transmettre et de partager les Pause-relaxation, des séquences d’exercices issues de mon expérience d’animation et de relaxation avec les enfants.

Informations pratiques:

Pour qui ? les instituteurs(-trices) – sections maternelle et primaire -, les éducateurs, les animateurs et toute personne travaillant avec des enfants

 

Quand ?: les dimanches 21 mai et 11 juin 2017

Où ?:  à l’espace BamboO à Saint-Gilles, Rue Hôtel des Monnaies, 79
1060 Bruxelles

Inscription en complétant le formulaire ICI

+ informations sur le fichier PDF: formation_pause_relax_bamboo

 

Vous pouvez me joindre par mail et par téléphone au 0473 49 80 64 entre 15h et 20h.

pause-relax
pause-relax en classe

 

Journée : je zenne, tu zennes,…

Le 3 février dernier, j’ai eu le plaisir d’animer une journée pédagogique pas comme les autres à l’école Les Ursulines, Bld Léopold II à Koekelberg.

Je n’étais pas seule… pour la première fois, Diane Hilfiker et Maruska Fontaine partageaient cette expérience avec moi.

En novembre dernier j’avais été contactée par Viviane Meys, directrice de l’école qui désirait organiser une journée d’ateliers bien-être pour l’équipe pédagogique qui compte 35 enseignants. Lors d’un rendez-vous à l’école, nous avions décidé d’offrir différentes approches par l’organisation de 3 ateliers auxquels chaque groupe pourrait participer.

Après avoir « frappé à la porte » de mes contacts, Maruska et Diane m’ont rejointe pour animer cette journée.

Voici en quelques lignes nos trois ateliers :

  1. Atelier d’initiation VOIX animé par Diane

Cet atelier d’écoute et d’expression vocale favorise la confiance en soi.  Les participants sont invités à détendre leur corps et déployer leur voix via des jeux, via l’exploration de leur potentiel et les limites de leur corps. Inspirée par des exercices de clown, des chants spontanés accompagnés d’un bol et de carillons, Diane accompagne chacun dans son unicité et en groupe au delà de tous jugements. En fin d’atelier, le participant ressort avec des outils applicables dans son contexte professionnel.

Diane Hilfiker

Diane
Diane

Ses aspirations ont amené Diane à se former et exercer diverses professions du domaine des arts (chant, théâtre, danse) du paramédical (ergothérapie) et du développement personnel (conscience corporelle, soins énergétiques).  Elle expérimente l’interdépendance naturelle de toutes ces disciplines pratiquées en dansant sa vie comme un jeu.

Plus d’info sur: dianehilfiker.be

 

  1. Atelier d’initiation à la relaxation par la sophrologie, animé par Maruska Fontaine

Un atelier pour se relaxer de manière active… Maruska a proposé de vivre un atelier composé d’exercices simples, concrets et ludiques issus entre autres de la sophrologie et axés sur la respiration, le mouvement, l’ancrage, la visualisation ainsi que la méditation.

Maruska Fontaine

Maruska
Maruska

Passionnée par le potentiel humain, Maruska propose des sessions individuelles ou des ateliers de groupes (adultes et enfants) avec en toile de fond la sophrologie ayant pour objectif, la relaxation, le mieux-être, la gestion du stress/des émotions, la confiance, etc… en d’autres mots la reconnexion à soi. Une pratique régulière de la sophrologie permet de développer ses propres ressources et d’améliorer son quotidien.

Plus d’infos sur www.lifeways.be

 

 

  1. Quant à moi je proposais un Atelier d’initiation aux techniques de yoga, do-in et massage assis

Les participants ont eu l’occasion d’expérimenter une série d’exercices issus du yoga, de relaxation et des gestes de massage à faire seul ou à deux.

La journée commençait par deux activités brise-glace avec toute l’équipe et nous avons terminé tous ensemble. Tous les participants ont pu échanger des mots sympathiques et gratitudes écrites de façon anonyme sur post-it collés dans le dos de chacun.

Beaucoup de « merci » et un partage bien sympa écrit dans mon dos

« Ma super journée pédagogique n°1 »

Une belle expérience qui nous donne envie de retravailler ensemble !

Pause-relaxation en famille * en février et mars

Envie de vivre une heure de détente et de relaxation en famille ?

Venez partager avec vos enfants, ou petits-enfants (à partir de 3 ans) quelques moments magiques de bien-être pour oublier la fin de l’hiver et sentir l’approche du printemps.

Nous voyagerons d’île en île pour nous ressourcer par des mouvements, des respirations conscientes et des massages tout en douceur.

Quand ? les dimanche 19 février  et dimanche 26 mars de 11h à midi.

Où ? à l’espace BamboO à Saint-Gilles.

Inscription obligatoire  ICI

Vous désirez plus d’information sur ces 2 ateliers ? par mail. 

ou par téléphone du lundi au vendredi de 15h à 19h au 0473 49 80 64.

A très bientôt.

Michèle.

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Les mains, ces fabuleux outils d’apprentissage

En 2017 je souhaite que nos mains puissent avec plaisir et créativité continuer à masser, tricoter, écrire, malaxer, tourner, frotter, tambouriner, gratter, dessiner, frictionner, peindre, coudre, triturer, graver,  modeler, effleurer, pétrir, tapoter, chatouiller, câliner …  Belle année « touche-à-tout » à vous.

Permettons-nous comme les enfants de toucher, d’explorer, de créer, de construire et de nous sentir ainsi partie prenante du monde qui nous entoure. L’outil éducatif le plus important n’est pas technologique. Ce ne sont ni les tableaux interactifs ni les iPads. Ce sont les mains. Libérons-les !

 

Déjà en 1936, dans son ouvrage L’enfant* Maria Montessori écrit un chapitre entier consacré à la main et à son rôle dans le développement de l’intelligence.

Elle voit dans la main un “organe exécutif de l’intelligence“. C’est à travers la main que les hommes prennent possession de leur environnement, le transforment et accomplissent leur mission d’être humain.

L’organe moteur qui caractérise l’Homme, c’est la main au service de l’intelligence pour la réalisation du travail. – Maria Montessori

L’enfant a BESOIN de toucher pour se développer : Maria Montessori parle de “mouvements constructeurs“. Ces gestes sont les premiers balbutiements de “l’homme travailleur”.

Pour mieux connaître son action dans les écoles voici la vidéo de Trevor Eissler, fervent défenseur des écoles Montessori.

L’outil éducatif le plus important n’est pas technologique, ce sont les mains des enfants. – Trevor Eissler

Vidéo de Trevor Eissler, traduction Vanessa Toinet

*L’enfant de Maria Montessori aux éditions Desclée de Brouwer.

Au Collège «je me sens plus calme et plus concentré»

article écrit par Delphine Bancaud, paru dans http://www.20minutes.fr

 

Le collège Karl-Marx de Villejuif (Val-de-Marne) a mis en place des séances de sophrologie pour aider les élèves à prendre conscience de leur corps et à gérer leurs émotions…

Ce jeudi après-midi, les élèves de 6e B du collège Karl-Marx de Villejuif (Val-de-Marne) sont assez dissipés. Ils discutent, gesticulent sur leurs chaises, lorsqu’ils reçoivent une visiteuse pas comme les autres. Il s’agit de Sarah Auvray, sophrologue de profession, accueillie avec le sourire par la professeure de français, Julie Ozon.

C’est son troisième rendez-vous avec la classe. Elle participe au projet « bien-être » mis en place dans le collège. « L’idée est de faire appel à la sophrologie pour rendre les élèves davantage disponibles pour les apprentissages. Nous avons monté cette initiative avec les enseignants volontaires dans deux classes de 6e pour commencer », explique Jamila Krebis, principale du collège. Un objectif important pour cet établissement de Rep (réseau d’éducation prioritaire) qui est passé de 73,5 % de réussite au brevet en 2015 à 86 % en 2016. « Cette action s’inscrit dans une politique qui vise à appréhender l’élève dans sa globalité, en favorisant son épanouissement au collège », précise la principale, qui a avisé les parents du projet « bien-être » lors d’une réunion afin de dissiper leurs éventuelles réticences. Et pour le financer (il coûte 1.600 euros), le collège a reçu une subvention du Conseil départemental.

arbre-noir-avec-les-feuilles-et-les-racines-vertes-56029588« Imaginez-vous comme un arbre avec ses racines »

Au total sept séances d’une heure sont prévues dans chaque classe. Celle de ce jeudi démarre par la météo du jour. La sophrologue affiche au tableau un nuage électrique, un autre sans expression, un ciel dégagé et un soleil éclatant. Son objectif : sonder l’humeur du jour des élèves. « Lesquels parmi vous sentent un orage intérieur en eux ? » interroge Sarah Auvray. Trois élèves lèvent la main, les autres estiment aller plutôt bien ou très bien. La sophrologue fait ensuite un peu de pédagogie pour réexpliquer l’intérêt de sa démarche aux élèves : « On va faire quelques exercices, lors desquels je vous demande de faire comme si vous ouvriez les yeux à l’intérieur de votre corps pour comprendre ce qui s’y passe. » A observer les élèves, sa mission semble ambitieuse, car beaucoup d’entre eux sont nerveux.

Mais qu’à cela ne tienne. Sarah Auvray leur demande de se mettre debout et de fermer les yeux. « Imaginez-vous comme un arbre avec ses racines », leur suggère-t-elle, avant de les inviter à sautiller pour prendre conscience de leurs mouvements, du changement de leur respiration et de la manière dont leur corps se détend ensuite. « Toute cette agitation se tait en vous et votre corps redevient calme », commente-t-elle. Au fond de la classe, l’enseignante, Julie Ozon, fait les exercices, tout en recadrant gentiment les élèves trop agités.

« Je me sens tranquille »

Les 6e sont ensuite invités à s’asseoir pour effectuer un autre exercice leur permettant tout à tour de prendre conscience de leurs appuis, de leur respiration et de se détendre. « Vous libérez votre corps de ses contrariétés, comme un vent qui fait un profond nettoyage en vous », déclare d’une voix douce la sophrologue. L’atmosphère a changé dans la classe. La majorité des élèves jouent désormais le jeu et ne bougent plus. « Vous allez imaginer une montagne. Votre tête devient son sommet. Vous vous sentez forts comme la montagne », souffle Sarah Auvray. Plusieurs élèves ont posé leur tête dans leurs bras et certains se sont même assoupis. L’exercice s’achève. « Vous avez pris soin de vous. Vous avez senti combien cela vit à l’intérieur de votre corps et comment vous pouvez vous calmer », résume la sophrologue. Plusieurs élèves acquiescent et acceptent de rédiger quelques mots pour décrire leurs sensations du moment. « Je me sens tranquille », « J’ai envie de dormir », peut-on lire sur leurs feuilles, mais aussi « je me sens normal ». Nassim dit qu’il est passé de l’orage intérieur aux nuages. Preuve qu’il va déjà mieux qu’en début de séance.

Avant de partir en récréation, les élèves tiennent à donner leur opinion sur ce projet « bien-être ». « A la rentrée, l’ambiance était agitée en classe, là c’est plus calme », déclare Amandine, qui ressent les bienfaits de ces séances lors des cours suivants. « Ça marche, mais on ne pas décrire pourquoi », estime de son côté Ryan. « Tu as tout à fait raison, la sophrologie  ne s’explique pas, elle se ressent », commente Sarah Auvray. « Je me sens plus calme et plus concentré pour aller faire mon contrôle de SVT tout à l’heure », déclare à son tour Abdellah. Quant à Jérémy, il explique avoir refait les exercices des précédentes séances avec sa famille. Car chaque séance est enregistrée et la bande sonore est mise à disposition par la professeure. Reste quelques réfractaires, comme Sirine. « Moi je n’aime pas ne rien faire », explique-t-elle.

« Cela contribue à créer une cohésion entre eux »

De son côté, la sophrologue observe une évolution positive chez les élèves : « de séance en séance, ils rentrent de plus en plus dedans et semblent plus apaisés. » Pour l’enseignante, ces séances ont fait évoluer l’ambiance de la classe : « cela contribue à créer une cohésion entre eux. Et le fait qu’on leur parle de bien-être à l’école change aussi leur manière de percevoir le collège », indique-t-elle. L’enseignante souhaite d’ailleurs reproduire certains de ces exercices au début de ses cours pour perpétuer les bonnes habitudes. « On espère que ce projet « bien-être » va essaimer dans tout l’établissement » ajoute Jamila Krebis.

Comment faire méditer les enfants ?

Ecrit par Pascale SENK

Paru dans Le Figaro du 10 octobre 2016

Les bienfaits de l’assise et du silence enseignés dès le plus jeune âge sont désormais scientifiquement prouvés. Encore faut-il bien les utiliser.

         SEVE. Comme la sève qui aide les arbres à s’élever. Tel est le nom de la Fondation Savoir Etre et Vivre Ensemble qui désormais fédère toutes les initiatives visant à promouvoir l’attention chez les enfants. Conçue et impulsée par Martine Roussel-Adam et le philosophe Frédéric Lenoir, placée sous l’égide de la Fondation de France, elle va notamment permettre la formation d’adultes qui initieront les jeunes enfants, dans le cadre scolaire, à la méditation et à la philosophie. « Un renouvellement de l’éducation » annoncent ses créateurs.

Ce recours à la méditation auprès d’enfants souvent considérés comme de plus en plus agités et hyperactifs apparaît désormais comme le sésame qu’attendaient des parents et enseignants déboussolés par cette génération « digitale ». On ne compte plus les manuels imitant le premier à avoir été reconnu par le grand public, «Calme et attentif comme une grenouille» de la thérapeute néerlandaise Eline Snel (ed les Arènes, vendu à plus de 120 000 exemplaires). Les enfants sont invités à être « sereins », à avoir « un cœur tranquille et sage ». Des contes, mais aussi des relaxations guidées, deviennent des outils  permettant de leur apprendre à « revenir à l’intérieur d’eux–mêmes ».

Bien sûr, cela a tout d’un effet de mode et, comme le note le psychiatre Alain Braconnier, qui reçoit des enfants et adolescents depuis plusieurs décennies, « chaque époque a sa mode venant colorer un intérêt légitime pour l’enfant ».

Il se trouve aussi qu’en matière de méditation, celle-ci, qui suscitait énormément de méfiance quand elle était transmise par des traditions spirituelles – des parents faisant méditer leurs enfants couraient le risque d’être dénoncés comme appartenant à une secte –  se retrouve aujourd’hui dotée de mille vertus, toutes prouvées scientifiquement. Sa pratique régulière permet donc (en vrac et dans un relevé non exhaustif..) de compléter avantageusement les traitements anxiolytiques chez les ados, de diminuer les sentiments dépressifs chez les étudiants, d’améliorer la qualité de vie des personnes atteintes d’inflammation du colon, et de réduire l’isolement des seniors…. Pourquoi, dès lors, ne pas l’enseigner dès le plus jeune âge ?

Désormais, et notamment dans les pays anglo-saxons, la méditation est rentrée dans les écoles où elle offre même une alternative bienvenue aux traditionnelles « heures de retenue » pour les élèves les plus turbulents. A l’école primaire Robert W. Coleman de Baltimore, aux États-Unis, on enseigne à ces enfants la pratique de la méditation et les exercices de respiration, tout en les encourageant à parler à des comportementalistes.

En France, l’agrément accordé en 2013 à la pratique du yoga en classe a permis l’initiation de pratiques méditatives aux plus jeunes. Comme le rappelle Jacques de Coulon, philosophe qui, avec Micheline Flak, dès 1978, a conçu ces programmes puis écrit Le Manuel du yoga à l’école  (Payot), « méditer c’est tout simplement être attentif et pour Simone Weil, notamment,  le but des écoles était justement de permettre le développement de l’attention ». Pour cet expert, il est possible de faire méditer un enfant en écoutant le chant des oiseaux lors d’une promenade, ou en marchant de manière consciente, en lui apprenant juste à être conscient de son souffle et de son corps… « Attention, prévient-il, cela doit rester du plaisir. Si on force l’enfant à rester immobile ou à regarder un grain de riz pendant de longues séances,  on court le risque d’ajouter une activité « de contrainte » à son agenda déjà très chargé ! ».

Autre bémol, celui relevé par Alain Braconnier concernant des parents qui, rêvant eux mêmes d’être moins stressés, font preuve « d’adulto-morphisme » en projetant leur propre besoin de calme sur leur progéniture. Le risque serait alors qu’ils essaient de convaincre les plus jeunes d’une pratique qui serait à prendre comme un procédé magique : « La capacité à s’intérioriser, à rentrer à l’intérieur de soi pour contacter son imaginaire et rêvasser, tout enfant l’a naturellement ! Et lorsqu’il est anxieux et stressé, il  a besoin de faire du sport, de jouer et surtout de se sentir accompagné » rappelle le psychiatre.

Pas de forçage donc, pas de séances trop longues mais l’apprentissage d’une technique d’hygiène de vie très simple : savoir se reconnecter à son corps et à sa respiration pour apaiser son esprit…Telles sont les formes que peut prendre cette initiation aux plus jeunes. En n’oubliant pas qu’avec les plus petits, l’imitation des postures des animaux, amusante, est une source d’inspiration majeure.

Pascale SENK

Pourquoi il ne faut pas oublier les câlins…

Pendant ces quelques jours, veille de rentrée scolaire, je vous invite à faire de gros câlins à vos enfants. Quoi de mieux pour leur donner des ailes et les encourager. Un merveilleux nectar d’amour, de confiance en soi et de bonne santé. A utiliser sans modération … après la rentrée aussi !

extrait de l’article  écrit par  Marlène Duretz journaliste au Monde

Un câlin ? A quoi bon repousser ce bienfaiteur rapprochement qui agit sur notre bien-être physique et notre équilibre affectif ? Platonique, amoureux ou confraternel, avec un proche, un inconnu, un animal, ou son ours en peluche, le câlin a de bénéfiques vertus qui ne doivent pas se limiter à la seule Journée internationale des câlins, ce 21 janvier (et oui cela existe!). Si le site journee-mondiale.com préconise « 7 minutes de câlin par jour pour se sentir heureux », la psychothérapeute américaine Virginia Satir voit les choses différemment : « Nous avons besoin de quatre câlins par jour pour survivre. Nous en avons besoin de huit pour fonctionner. Et de douze pour croître. »

« L’éducation a appris à notre corps à se cadenasser. Cet élan – celui d’étreindre l’autre – nous le refrénons par crainte du jugement, par peur du ridicule, de la méprise ou par respect d’une certaine morale, explique Céline Rivière, psychologue clinicienne, auteure de La câlinothérapie, une prescription pour le bonheur (Michalon Editeur, 2015). Le toucher est devenu aseptisé. Et si c’était une erreur ? Et si nous étions devenus malades de ne pas suivre nos pulsions bienveillantes ? »

Faire un câlin, à quoi ça sert ?

Lutter contre la déprime et les virus 

Le démonstratif, ou le discret amateur de câlins, serait moins sujet à la déprime, aux rhumes sévères et à la grippe. Le câlin contribue à la production de l’ocytocine, hormone-clé de notre bien-être qualifiée de « nectar de guérison » par la chercheuse suédoise, Kerstin Uvnäs Moberg. « Elle est à l’amour et à l’attachement ce que l’adrénaline est au stress et à l’agressivité », explique Mme Rivière. Son niveau dans le sang « est directement lié à notre capacité de gestion du stress et à la qualité de nos relations sociales (…) Le toucher si particulier du câlin accroît les capacités de défense de l’organisme et relance globalement l’ensemble des fonctions du corps mais, plus profondément encore, il reconnecte au sentiment de bien-être parce qu’il relie l’individu à lui-même, aux autres et à la réalité de son environnement. ». Selon les travaux du chercheur américain Sheldon Cohen de l’université Carnegie-Mellon de Pittsburgh (Pennsylvanie), le lien social induit dans les câlins contribue, à lui seul, à booster le système immunitaire. Selon lui, « un câlin par jour devrait suffire pour traverser l’hiver ! ».

(….)

Communiquer sans dire un mot

Dans son ouvrage Le Petit Livre des gros câlins (Seuil, 1988) où elle met en scène des ours pour expliquer les différents types de câlins, Kathleen Keating écrit que, « mieux que l’espéranto, les câlins parlent une langue universelle (…) et valent mieux qu’un long discours ». Nul besoin de mots lorsque le corps prend le relais. « Le toucher est instinctif. Il est le vecteur de nos sentiments lorsque nous montrons que nous aimons, que nous sommes concernés par le bien-être de l’autre, estime Céline Rivière. C’est un moyen de communication non verbal extrêmement puissant ».( ….)

 

Je vous souhaite une belle rentrée sereine et créatrice.

Michèle